Conflit des communes : c’est le début de semaine de trop !

Deux semaines de trêve pascale et toujours rien. L’UTC-UGTG et les maires n’ont pas trouvé le temps d’acter une paix des braves. C’est inqualifiable.

Un vrai foutage de gueule. C’est l’expression qui parait la mieux adaptée pour décrire cette sortie de vacances de pâques concernant le conflit des communes. Une grève qui perdure depuis février dernier dans certaines localités et qui s’est peu à peu généralisée. Il faut croire que les parties avaient bien mieux à faire depuis 15 jours pour consacrer un jour ou deux – hors du triduum pascal évidemment -, afin de tenter d’éviter aux parents d’élèves une telle reprise ce lundi. Sans doute était-ce trop demander. Dans ce conflit, l’absurde est désormais largement dépassé. On ne veut même plus savoir qui a tort ou raison. Ni où se situe le droit dans l’affaire, tant les jurisprudences viennent troubler le jeu. Chacun pouvant les brandir selon ses intérêts.

Solutions transitoires

Pendant ce temps, il ne se passe rien. Les parents d’élèves vont devoir gérer encore et encore. A Baie-Mahault, par exemple, ils vont certes pouvoir emmener des paniers-repas à leurs enfants en classes élémentaires, mais à 11h30. Encore une gestion, d’ici à ce qu’une solution externalisée, autrement dit, avec un prestataire privé, ne prenne le relais… jeudi. Cela n’aurait-il pas pu être mis en œuvre dès ce lundi ? Juste une question de bon sens. A Saint-François, le maire Bernard Pancrel, y va aussi de sa solution provisoire. Il y aura une organisation permettant l’encadrement des enfants durant la pause méridienne par du personnel non-grévistes et des représentants des parents bénévoles. « Cependant, il est indispensable que chaque parent fournisse à son enfant de quoi se restaurer à l’heure du déjeuner. Aucun enfant sans repas ne pourra rester à la pause méridienne » précise le chef d’édilité de Saint-François.

Le préfet pour siffler la fin de la partie, encore ?

Dans le contexte social actuel, à Pointe-à-Pitre, le maire Harry DURIMEL et son équipe municipale tente de se singulariser. Ils indiquent faire face « à une situation de statu quo, lourde de conséquences, où les demandes de négociations et de recherches de solutions sont constamment repoussées par la minorité syndicale. Ainsi, afin de garantir la continuité du service public, le Maire convie l’ensemble des agents non-grévistes et les administrés pointois à se rassembler dans un esprit pacifiste, ce lundi 12 avril 2021, à 7h30, devant l’Hôtel de Ville ». Il s’agit, peut-on lire encore, de réaffirmer la volonté de revenir à un fonctionnement normal de tous les services de la mairie de Pointe-à-Pitre. Espérons que la place de l’hôtel de ville ne sera pas maculée d’huile de vidange et de détritus nauséabonds d’ici là. Faut-il que le préfet s’en mêle ? Franchement. On peut comprendre que le ras-le-bol fasse des émules. L’UTC-UGTG de son côté, devrait sans doute disserter sur le comment savoir finir une grève.