Dossier de l’eau : Le préfet Gustin accélère

Le préfet Philippe Gustin annonce une opération coup de poing pour réparer les fuites sur les réseaux d’eau en Guadeloupe. Il était grand temps. C’est la confirmation que l’Etat a vraiment pris la main dans ce dossier.

Le préfet de la région Guadeloupe indique avoir présenté aux élus et aux représentants des usagers les résultats du diagnostic des réseaux sur les zones soumises aux tours d’eau. C’est la première étape de la réquisition préfectorale. Elle s’accompagne d’une feuille de route qui prévoit 5,3 M€ de travaux à réaliser d’ici fin juillet. Ces travaux sont entièrement financés par l’État.

Un cap enfin fixé

Il s’agit d’une opération coup de poing menée pour rétablir un service minimum sur les zones les plus impactées. Elle vient en complément des travaux du plan d’actions prioritaires dont les chantiers se poursuivent en parallèle. Cette opération n’a pas la prétention de rétablir en quelques jours un service qui se dégrade depuis des années. La feuille de route fixe un cap ambitieux pour rétablir dans un premier temps un calendrier respecté des coupures d’eau. La répartition spatiale de ces coupures sera également revue pour mieux répartir l’effort de solidarité.

5000 fuites constatées

Ce premier objectif vise à permettre aux usagers de s’organiser en cas de coupures annoncées à l’avance. Sans être pris au dépourvu, et ainsi pouvoir assurer les gestes barrières, en particulier le lavage des mains. Le second objectif vise la fin des tours d’eau en réparant 2 000 fuites jusqu’à fin juillet. Puis 3 000 fuites dans une seconde phase de travaux s’étendant d’août à octobre. En cumulé, ce sont près de 1 400 km de réseau qui seront investigués pour y réparer les fuites visibles et non visibles.

D’autres travaux seront également conduits pour sécuriser la ressource et la production. Notamment l’installation de nouvelles pompes pour alimenter l’usine de Deshauteurs dont dépendent Sainte-Anne, Saint-François et la Désirade. Mais aussi la sécurisation de l’approvisionnement en chlore pour une eau répondant aux standards de qualité.

6,2 millions d’euros injectés par l’Etat

L’État prend à sa charge 6,2 M€ de dépenses correspondant aux travaux (5,3 M€), aux frais de mise en œuvre et de supervision et au diagnostic initial. S’ajoutent à ce montant les contributions annoncées par la Région, le Département, Eau d’Excellence, la CARL et la CANGT. Des crédits qui seront mobilisés pour l’achat de matériels et assurer le fonctionnement vital du SIAEAG pendant la durée des réquisitions. Plus de 90% de ces 5,3 M€ de travaux feront travailler une dizaine d’entreprises guadeloupéennes, contribuant ainsi à la reprise de l’activité économique après le confinement.

(avec la préfecture de Guadeloupe)

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