Finances communales : A Saint-François ça ne s’arrange pas

La chambre régionale des comptes vient de rendre son avis sur la commune de Saint-François. La localité du Levant continue de trainer son déficit comme un boulet.

Comme bien d’autres de ses collègues nouvellement élus, Bernard Pancrel aura fort à faire. Le maire de Saint-François n’a d’autres choix que de faire du redressement des finances communales la priorité de son mandat. La chambre régionale des comptes vient de le lui rappeler dans un avis conjoint portant sur le CA 2019 et le BP 2020 de la ville. Il en ressort une situation qui demeure lourdement dégradée.

Faibles marges de manœuvre

Après les corrections apportées par la CRC, le compte administratif principal de la commune présente un déficit de 6,1 M€. Contre celui de 5,5 M€ voté par la ville le 7 août dernier. Le budget primitif 2020 suit la même logique. Voté avec un déficit de 4,4 M€, il a été rectifié par la CRC à -6,7 M€. Bien entendu, le nouveau maire et son équipe, à peine installés, ne pouvaient pas faire de miracles. Mais ils vont devoir suivre au plus près les recommandations de la chambre pour espérer assainir les finances communales.

Une aggravation considérable

« Le déficit prévisionnel du budget de 2020 s’est aggravé de manière considérable par rapport à la trajectoire de redressement » constatent les magistrats. Ils ajoutent « que l’importance de cet écart ne permettra plus à la commune de retrouver un équilibre budgétaire avant la fin de 2025, terme fixé pour le plan de redressement ». La chambre préconise en conséquence « un renforcement de des mesures sur la période restante au cours des exercices 2020 à 2025 ». Elle demande au préfet de régler le budget primitif de 2020 de la commune (budget principal et budgets annexes Golf et Port de plaisance).

Augmenter encore la pression fiscale ?

Il est recommandé à la ville de Saint-François notamment d’augmenter sa fiscalité, comme déjà demandé en 2020. Cela pourrait s’opérer par l’optimisation des bases et le recouvrement fiscal engagée par la commune, pour un montant réévalué à 2 M€. Les autres recommandations portent sur la maîtrise des dépenses, singulièrement celles du personnel.

Le redressement de la ville passe aussi selon la CRC par le non-recours à l’emprunt. Enfin, il est fortement suggéré à la commune d’oublier toutes nouvelles opérations d’investissement qui n’auraient pas un caractère d’urgence. Et de clarifier le mode de gestion de l’aérodrome municipal, en mettant en place une vraie tarification.