Le MEDEF national demande la levée des motifs impérieux vers les outre-mer

Le président du MEDEF Geoffroy Roux de Bézieux demande au gouvernement de lever les restrictions aux déplacements vers les outre-mer. Il a adressé un courrier en ce sens au 1er ministre.

Le MEDEF national demande donc au gouvernement la levée des motifs impérieux pour les déplacements vers nos régions. Cette mesure avait dû être remise en vigueur depuis début février dernier. Conséquence du rebond constaté de l’épidémie de covid-19, notamment en Guadeloupe.

Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Mouvement des Entreprises de France a adressé un courrier au chef du gouvernement. Courrier dans lequel il attire l’attention de Matignon sur les graves conséquences économiques. Mais aussi humaines, du maintien de l’exigence de motifs impérieux pour les déplacements entre les régions d’outre-mer et la métropole.

Une contrainte injustifiée

« Les déplacements entre les DROM et l’hexagone à l’occasion des fêtes de fin d’année ont été fortement encouragés par le gouvernement, permettant à nos territoires de bénéficier d’un flux touristique important et nécessaire. Aucun impact significatif sur la situation sanitaire de notre pays n’a été à déplorer. Sauf erreur de notre part » écrit le président du MEDEF. « Pour autant, cette contrainte a été maintenue, sans qu’en soient explicitées ses justifications, créant ainsi une situation discriminatoire au regard d’autres entités territoriales » a-t-il ajouté.

« Or, les DROM ont besoin de ces liaisons avec la métropole. A la fois sur le plan économique, les flux de biens et de personnes étant vitaux pour leur économie. Mais aussi humain et social. En effet, les ultramarins sont deux fois plus nombreux à vivre en métropole que dans leurs territoires d’origine et comptent sur les liaisons aériennes pour maintenir le lien avec leurs proches » a rappelé le président du MEDEF-national.

L’économie ultramarine mise en péril

Et Geoffroy Roux de Bézieux de conclure en ces termes. « Cette mesure de restriction des déplacements est d’autant plus regrettable pour nos territoires ultramarins qu’elle met en péril leur économie, structurellement peu industrielle, et donc bénéficiaire seulement dans une faible mesure du plan de relance. C’est pourquoi nous vous demandons de bien vouloir envisager la levée de cette exigence de motifs impérieux qui pénalisent fortement nos collectivités ultramarines ». Fin de citation.