Cornet ne veut pas de projets pharaoniques à Grand-Baie

En visite dans ce quartier du Gosier où il souhaite faire disparaitre la prostitution, le maire Cédric Cornet, a levé le voile sur ses intentions.

Après l’annonce de sa volonté de faire disparaître la prostitution à Grand-Baie. Le maire de la commune s’est rendu dans ce quartier ce jeudi. Une visite à la rencontre des résidents de cette zone et des représentants du collectif gwadloup an mouvman. Pour le chef d’édilité de la ville il est venu le temps de l’explication et de la méthode suite à sa lettre ouverte à la population. C’est ce à quoi s’est employé Cédric Cornet, lors de ce déplacement. L’occasion pour le Maire du Gosier et Président de la CARL de réaffirmer l’une des priorités de sa mandature. A savoir la résorption de l’Habitat Insalubre (RHI) de Grand-Baie. Une RHI qui pour la municipalité ne saurait s’envisager avec la perpétuation de la prostitution et des trafics en tous genres dans le quartier.

Reprendre possession des lieux

Ce message, le chef d’édilité du Gosier est venu le marteler de vive voix. Mais au-delà des mots, il s’agit surtout de relancer le comité de pilotage du projet d’aménagement du quartier. Les travaux de ce comité de suivi doivent reprendre dès le mois prochain. Le maire Cédric Cornet entend proposer une nouvelle méthode de travail pour aboutir à un projet ambitieux. Permettre aux administrés de Grand-Baie de se réapproprier totalement leur environnement. C’est en cela que l’élu annonce un projet construit à 100% par les habitants du quartier. Il n’est pas question de projets immobiliers dantesques, ni de complexe hôtelier de luxe. Mais une réhabilitation globale de cette zone à très fort potentiel, afin de pouvoir y développer des activités touristiques ou de loisirs.

L’Etat doit prendre ses responsabilités

Le maire de la commune souhaite que les résidents puissent disposer de leurs titres de propriétés. De sorte que leurs situations soient régularisées. Il en appelle à l’Etat afin qu’il fasse respecter la législation quant à l’exploitation des bars ou restaurants, à l’interdiction d’exercer des activités prohibées. Le statu quo n’est plus possible a estimé le président de la CARL, regrettant l’inertie de ses prédécesseurs dans ce dossier. De leurs côtés, les représentants du collectif des administrés de Grand-Baie, voient cette évolution d’un bon œil. Mais ils jugeront le nouveau maire sur les actes concrets.