Pointe-à-Pitre : décidément pas simple la restauration scolaire

Malgré des soutiens de toutes parts, le maire de Pointe-à-Pitre ne peut toujours pas assurer la cantine. Il le dénonce.

Il est bien dépité le chef d’édilité de la cité pointoise. C’est que tout a été fait pour l’aider depuis son appel de détresse lancé juste avant la rentrée. Confronté à une impossibilité manifeste de servir les repas aux élèves des écoles de Pointe-à-Pitre, le maire Harry Durimel avait dû s’en remettre à toutes les bonnes volontés.   Celles-ci se sont ardemment manifestées.

Ce qui a conduit l’édile en chef de la ville à remercier très chaleureusement l’ensemble des partenaires publics pour leur aide. La Région, le Département, le Rectorat et la Ville des Abymes s’étaient en effet vite mobilisés. Leur intervention devait permettre d’assurer la continuité de la restauration scolaire. Pour Harry Durimel il s’agissait là « d’une admirable illustration de ce que peut être la solidarité entre les différents acteurs de notre société ».

Volonté de blocage

Seulement voilà. Le maire de Pointe-à-Pitre a bien été obligé de se rendre à l’évidence. « Le dispositif est mis à mal puisque a ville est dans l’incapacité de respecter ses engagements » a-t-il reconnu. La municipalité pointoise ne parvient pas à mettre à disposition quatre agents. Des agents auxquels il est demandé d’apporter leur aide au réfectoire du Lycée Bertène Juminer pour la préparation des repas. L’exécutif municipal évoque du coup un manque d’implication de certains agents.

Appel au volontariat et à la solidarité

« Ce manque d’implication vient s’ajouter aux énormes difficultés financières de la ville. Je ne peux que le déplorer » a regretté le maire. « C’est pourquoi je fais appel au volontariat et à la solidarité, pour que nous respections notre parole. Et que assurions la continuité du service de restauration scolaire pour tous les écoliers pointois » a-t-il ajouté.

« Aujourd’hui, j’affirme de nouveau ma volonté, ferme et inaliénable, de trouver une solution définitive et durable à la faillite de la Caisse des Écoles. Afin que chaque enfant scolarisé puisse manger à la cantine dans les meilleures conditions ». C’est ce qu’a conclu en substance le maire de Pointe-à-Pitre, Harry Durimel. Lequel a dénoncé implicitement une certaine force d’inertie. Vous avez dit conduite du changement ?