Politique : Mais où va donc Eric Jalton ?

Depuis son écrasante réélection à la tête de la ville des Abymes, puis son tour de force diplomatique à Capex, Eric Jalton marche sur l’eau. Que faut-il y voir ?

Il y a des concordances qui ne laissent guère de place aux doutes sur les intentions, fussent-elles cachées. Pour l’instant. On ne sait pas où va Eric Jalton. Mais l’on peut avoir au moins une certitude, c’est qu’il y va. Les semaines et mois à venir apporteront leurs réponses politiques. Car tous les marqueurs d’une stratégie délibérée, c’est-à-dire construite et planifiée sont là. Le président de Cap-Excellence a su placer ses hommes de confiance dont la compétence ne souffre aucune contestation aux postes clés. Christian Gatoux aux commandes d’Eau d’Excellence. Dominique Biras à la tête du Syvade. Bruno Pierrepont, comme directeur général des services de Capex. Vous y ajoutez la composition de son cabinet que rejoindra le 1er septembre prochain Rudy Zorobabel (ex-RCI) et vous avez les éléments constitutifs d’une redoutable task-force.

Tout paraît charpenté dans les moindres détails

Nous sommes très loin d’une stratégie émergente consécutive à des évènements non prévus auxquels il a fallu s’adapter. Sauf peut-être pour l’eau, avec l’irruption de Cédric Cornet dans le débat et le volontarisme qu’il semble vouloir montrer à l’opinion guadeloupéenne sur ce dossier. Mais en confiant les vannes d’Odex à Christian Gatoux, de loin l’un des cadres de la fonction publique territoriale le plus compétent – même à la retraite –, Eric Jalton a pris une assurance tous risques. Tant l’eau sera le déterminant des futures échéances électorales en Guadeloupe.

Gatoux, l’homme de main pour l’eau… mais pas que

Et l’on pense bien évidemment aux régionales à venir dans moins d’un an. Entre-temps, l’avenir du SIAEAG ou de ce qu’il en reste, aura été scellé par une presqu’inéluctable dissolution. Le positionnement de Gatoux sur cette compétence eau n’a donc rien d’un hasard. Lorsqu’il faudra peser, user des influences nécessaires et surtout inspirer confiance au gouvernement, gageons l’expérience de l’ancien DGS de Capex fera bouger les lignes. C’est désormais un fait établi, le dossier de l’eau fera – c’est selon – soit gagner, soit perdre les prochaines élections. Eric Jalton, s’il n’est pas lui-même dans l’arène aura aussi cette faculté. Et le président de Cap-Excellence sait qu’il a beau jeu d’atouts en main. Faites vos jeux !