Port du masque obligatoire au primaire : Des parlementaires guadeloupéens se bougent

Plusieurs parlementaires guadeloupéens demandent un entretien à la rectrice d’académie. Objectif, trouver un compromis sur l’obligation du port du masque à l’école.

Les parlementaires de Guadeloupe signataires de ce courrier adressé à la rectrice d’académie, sollicitent un entretien avec cette dernière. Il s’agit pour eux, d’éclaircir la situation de l’accueil des élèves au sein de l’académie dans le contexte sanitaire actuel. Nos députés et sénateurs, indiquent avoir été saisis par un mouvement citoyens de parents d’élèves inquiets.

« En effet, il ne vous aura pas échappé que dans le cadre des mesures de lutte contre la propagation du Coronavirus Sars-Cov2 et ses variants, le port du masque pour les enfants de plus de 6 ans est une disposition qui crée des points de crispation avec la population, conduisant un grand nombre de parents à s’interroger sur le bienfondé de cette mesure » indiquent les parlementaires.

Entre stigmatisation et maltraitance

« Au-delà de la question du fondement scientifique, nous sommes alertés sur l’application des grands principes qui forment notre république. Parmi lesquels la liberté, celle même qui s’érige en porte[1]étendard de la devise républicaine. Ainsi, les parents s’interrogent sur la stigmatisation, parfois même la maltraitance dans laquelle se trouve certains enfants, dans la mesure où les parents auraient fait le choix de les conduire à l’école sans masque » ajoutent-ils.

Les députés et sénateurs guadeloupéens qui se mobilisent précisent que certains parents leur ont fait part de pressions qu’ils auraient subies de la part des agents du rectorat, cherchant à décrédibiliser les certificats médicaux présentés pour justifier leur choix de conduire leurs enfants à l’école sans masque.

Une situation inacceptable

« Cette situation est inacceptable, dans la mesure où d’autres établissements connaissent des sorts différents, ce qui crée une inégalité de traitement entre les élèves et les familles. L’école est un rempart contre l’obscurantisme, père de toutes les déviances dans un monde noyé entre information et désinformation » soutiennent les parlementaires signataires.

« C’est pour lui permettre de poursuivre sa mission universelle, dans les meilleures conditions, que nous sollicitons un entretien avec vous, en compagnie d’un représentant du collectif lyannaj pou timoun. Ainsi qu’un représentant de l’association du Conseil Scientifique de la Guadeloupe. Et d’un représentant d’un syndicat des enseignants du 1er degré, afin que la lumière soit faite sur les points préalablement cités ». C’est ce que conclue ce courrier adressé par 4 de nos parlementaires à la rectrice d’académie.

A noter que la démarche est portée par les députés Olivier Serva, Max Mathiasin et Hélène Vainqueur-Christophe. De même que le sénateur Victorin Lurel. Les autres parlementaires de Guadeloupe prendront sans doute le train en marche, ou pas.