Prix en Guadeloupe : légère baisse depuis mars 2020 selon l’INSEE

L’indice des prix à la consommation en Guadeloupe afficherait un repli depuis mars 2020. Mais une hausse sur un an.

C’est l’INSEE qui l’affirme dans son dernier indice des prix à la consommation des ménages en Guadeloupe. Un indice publié ce 28 août 2020, mais qu’il convient de nuancer sur certains points. Le propos d’ensemble est néanmoins le suivant : entre mars et juillet, les prix baissent de 0,7 % dans notre archipel. Cette baisse est portée par une chute des prix de l’énergie, principalement des produits pétroliers (– 8,8 %) et dans une moindre mesure une diminution des prix de l’alimentation (– 0,7 %) et des produits manufacturés (– 0,4 %).

Alimentaire mon cher

En ce qui concerne l’alimentaire, le recul est plus marqué pour les produits frais (– 1,9 %). Cependant, les prix de ces produits hors frais diminuent aussi de 0,6 %. Sur un an, les prix de l’alimentation augmentent de 1,4 %, avec une hausse conséquente pour les produits frais (+ 5,8 %). Cette augmentation des prix suit la trajectoire de la période s’étalant de juillet 2018 et juillet 2019. + 1,8 % pour l’alimentation et + 9 % pour les produits frais.

Les fumeurs prennent cher

Le tabac est le seul secteur pour lequel les prix ont augmenté sur les quatre derniers mois (+ 3,1 %), suite à la hausse décidée nationalement au 1er juillet. Sur un an, ils augmentent très fortement (+ 9,0 %), avec des hausses régulières jusqu’à porter le prix des paquets de cigarettes à 10 €, d’ici fin 2020, conformément aux annonces gouvernementales. Les prix des services restent stables. Sur les 12 derniers mois, la hausse des prix est modérée (+ 0,3 %), bien que les prix de l’énergie décroissent fortement.

Le pétrole n’a pas flambé

Depuis mars, ils diminuent de 6,2%, entraînés par la chute des prix des produits pétroliers (– 8,8 %). Les besoins ont été moindres avec le ralentissement de l’activité économique et des déplacements personnels, alors que les capacités de stockage saturaient avec la poursuite de la production qui ne peut être arrêtée d’un coup. La baisse des prix sur quatre mois se ressent sur l’évolution annuelle : les prix de l’énergie reculent de 6,9 % en un an.

Des données incomplètes

La suspension des relevés et l’absence de produits ont empêché la publication de l’indice pour les mois d’avril à juin. En effet, la crise sanitaire de la Covid-19 a affecté la production de l’indice des prix à la consommation. Les relevés de prix dans les points de vente physiques ont été suspendus du 16 mars au 22 juin. En juin, certains points de vente étaient restés fermés et de nombreux produits n’étaient plus disponibles à l’achat.

En juillet, la quasi-totalité de l’activité économique a repris : seuls 1,5 % des prix relevés ont ainsi été indisponibles du fait de la crise sanitaire. Cependant, 40 % des prix des services des transports étaient encore indisponibles en juillet ce qui empêche la publication de l’indice pour ce poste.

Ces indisponibilités sont dues à une forte réduction du nombre de vols et à des reports de billets des mois précédents, sans variation des tarifs. « Lorsqu’un produit est indisponible, son prix est imputé. L’imputation consiste à estimer le prix d’un produit et son évolution à partir des autres relevés du même type de produits ou de l’ensemble du panier » précise l’institut.

(Source : INSEE-Guadeloupe)
*Le titre, le chapeau, les intertitres sont de la rédaction. Certaines formulations également.