Relance : le monde économique guadeloupéen exige une parole forte de l’Etat

Les annonces de la ministre des outre-mer sur l’ouverture du ciel de Guadeloupe ne suffisent pas. Il en faut plus pour satisfaire les socio-professionnels locaux.

Les organisations professionnelles et patronales ne lâchent pas le morceau. Elles se sont réunies mardi 9 juin à la CCI des îles de Guadeloupe pour continuer à sonner la charge. Une rencontre consécutive aux interventions de la Ministre des Outre-Mer en en réponse aux inquiétudes sur la situation du tourisme dans nos territoires. Rappelons que, sous la pression des socio-professionnels et des élus locaux, Annick Girardin, avait été contrainte d’ajuster les premières annonces du gouvernement.

Nous avions d’ailleurs écrit que ces réponses gouvernementales initiales étaient révoltantes. Une véritable insulte aux signataires de la motion en question. La locataire de la rue Oudinot pensait avoir fait le job. Elle a pourtant confirmé la levée à compter du 22 juin, du motif impérieux pour se rendre en Guadeloupe. La fin également de la limitation du nombre de siège par vol. De même que l’abandon de la quatorzaine sous réserve de test avant le départ. Et puis, il y a cette septaine sortie de nulle part. Casse-tête garantie.

Exigence de clarification

Pour le monde économique cela manque encore cruellement de clarté. Trop de flous subsistent. Notamment sur le nombre de vols que pourront opérer les compagnies. Ils exigent surtout, qu’une parole forte s’exprime rapidement pour dire aux français qu’ils peuvent vraiment réserver leurs séjours en Guadeloupe. L’idéal serait que le chef du gouvernement en personne. Mieux, que le président de la République lui-même, puisse donner de la voix en ce sens. « Il faut plus de précisions pour lever tous les doutes » a déclaré Patrick Vial-Collet, le président de la CCI-IG. La ministre des outre-mer déjà fragilisée et annoncée avec insistance sur le départ, appréciera.

La situation n’est plus tenable

Pour le reste, les représentants des organisations professionnelles ont successivement exprimé leurs vives inquiétudes. Sentiments partagés par les présidents de Guadeloupe Economique qui regroupe les chambres consulaires et les organisations patronales. Même tonalité du côté du Comité des pêches, des associations des gites, des taxis, des commerçants de Pointe-à-Pitre, et des professionnels de l’animation touristique. Sans oublier le Directoire de l’aéroport, et les représentants des compagnies aériennes. Pour maintenir la pression, ces organisations prévoyaient une grande manifestation dès cette semaine pour signifier au gouvernement l’insuffisance des dispositions annoncées. Un mot d’ordre suspendu, dans l’attente des clarifications et du volontarisme plus marqué espérés au plus haut niveau de l’Etat.