Remaniement : Carenco au ministère des outre-mer ?

Alors que le sort d’Annick Girardin semble scellé à la rue Oudinot. Le nom de Jean-François Carenco, ancien préfet de Guadeloupe, est évoqué avec insistance. Affaire à suivre.

A chaque jour son lot de pronostics et de supputations quant à l’éventualité d’un remaniement gouvernemental. Ce nouveau souffle pourrait intervenir dans la foulée du 2ème tour des municipales. Les fuites de ces derniers jours dans la presse nationale ne sont pas le fruit du hasard. Le pouvoir en place prépare habilement l’opinion à ce nouvel acte politique du quinquennat Macron. Des noms circulent évidemment pour succéder à Edouard Philippe à Matignon. Les observateurs s’interrogent de même sur l’ampleur de ce remaniement. Reste qu’au sommet de l’Etat, les grandes manœuvres semblent bel et bien lancées.

Bosseur infatigable

Pour ce qui concerne plus spécifiquement nos régions, cette semaine encore, le Canard Enchaîné en a remis une couche sur Annick Girardin. L’actuelle ministre des outre-mer, de plus en plus fragilisée, est donnée partante. Voilà plusieurs mois que la locatrice de la rue Oudinot est contestée et de moins en moins audible au sein du gouvernement. En cause, son action pas franchement lisible et volontariste en direction de nos régions. La succession d’Annick Girardin est donc ouverte. Et à qui pense-t-on pour prendre la suite et incarner une nouvelle ambition doublée d’une vraie politique pour les outre-mer ? Eh bien visiblement à Jean-François Carenco. L’actuel président de la CRE, la commission de régulation de l’énergie aurait dit-on le profil idéal. C’est ce qui explique, selon plusieurs sources, que son nom soit évoqué avec insistance. Ce haut-fonctionnaire réputé bosseur infatigable, est en outre très apprécié au sein de la macronie.

Un passage remarqué en Guadeloupe

Pour mémoire, Jean-François Carenco aujourd’hui âgé de 68 ans, a été préfet de Guadeloupe entre 1999 et 2002. Son passage chez nous a été particulièrement remarqué. Il fut ensuite successivement préfet de Haute-Savoie. Puis directeur de cabinet de Jean-Louis Borloo, au ministère du travail et à Bercy. Sa brillante carrière l’a conduit également à la tête de la préfecture de Paris et de l’île de France. C’est en février 2017 qu’il a été nommé président de la commission de régulation de l’énergie. Depuis le 8 avril 2018, Jean-François Carenco est admis à faire valoir ses droits à la retraite de préfet. Son mandat à la présidence de la commission de régulation de l’énergie court normalement jusqu’en 2023. Maintenant, sera-ce un challenge de nature à motiver l’intéressé ? C’est à voir. Cette piste pour le ministère des outre-mer est néanmoins à suivre. En tout cas, pour certains observateurs, elle aurait du sens.

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