Sauvetage en mer : qu’adviendra-t-il des 70 migrants récupérés au large de la Guadeloupe ?

Les 70 naufragés secourus au large de Sainte-Rose peuvent demander l’asile et le statut de réfugié. Des conventions internationales encadrent ces aspects.   

Ce lundi matin 22 février 2021, à 4h27, le CROSS-AG a reçu un appel de détresse provenant d’un navire en difficulté dans le Grand-cul-de-sac marin. A son bord, soixante-dix migrants, 58 hommes, 11 femmes et un enfant qui ont été secourus. Un premier bilan médical a permis aux autorités de s’assurer de la santé de l’ensemble des naufragés.

Deux Zodiacs de la Gendarmerie maritime, un navire des douanes et un navire des Affaires maritimes ont été mobilisés. Ces moyens ont permis de transporter les personnes secourues au terminal de croisière de Pointe-à-Pitre pour une prise en charge sanitaire et sécurisée.

Des procédures très encadrées

Comme on a pu le constater, le secours aux migrants en mer revêt un caractère particulièrement complexe.  Au-delà du sauvetage, il se décline en plusieurs phases. A commencer par le traitement sanitaire à bord du navire de refuge, les conditions de débarquement.

Puis, le traitement des demandes de séjour voire d’asile. Tout cela avec la dimension humanitaire qui s’impose et surtout le respect de la dignité humaine. Il s’agit en l’espèce de faire prévaloir les droits fondamentaux de l’homme avant toute autre considération.

Vers des demandes d’asile ?

Après le sauvetage, tout migrant peut demander l’asile. Ce dernier consiste à solliciter la protection internationale. De ce fait, la loi sur les réfugiés s’applique. L’asile ne peut donc être accepté que si le migrant est un réfugié. Dans le cas contraire, il peut être expulsé vers son pays d’origine.

Les conventions internationales de protection des droits fondamentaux telles que la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) énoncent des principes clairs, susceptibles de pouvoir s’appliquer aux migrants secourus en mer.