Solidarité avec Saint-Vincent : la Guadeloupe se mobilise

L’éruption de la Soufrière de Saint-Vincent ne laisse pas indifférent en Guadeloupe. Notre département pourrait accueillir des réfugiés.

Ce lundi matin 12 avril 2021, le président de Région Ary Chalus participe par visio-conférence à une réunion de l’Autorité de l’OECO. L’aide apportée à Saint-Vincent-et-les-Grenadines sera abordée lors de cette rencontre. La collectivité régionale s’appuiera notamment sur son partenariat avec la Croix-Rouge. Notamment via le programme INTERREG Ready Together, pour participer à l’opération menée en coordination avec les autorités françaises.

Un bateau devrait partir le 15 avril 2021 de la Martinique avec à bord des équipements de première nécessité comprenant des kits de protection individuels (des tentes), des kits de nettoyage et des équipements anti-COVID (flacons de gel hydro-alcoolique, masques pour les familles). Mais également des moustiquaires. La collectivité régionale pourrait intervenir en réapprovisionnant les stocks de la Croix-Rouge en ayant recours aux entreprises produisant localement des masques et du gel hydro- alcoolique.

Entre 250 et 300 réfugiés accueillis en Guadeloupe ?

Concernant l’accueil des réfugiés, l’Organisation des Etats de la Caraïbe orientale a lancé un appel à la solidarité des autres membres de l’OECO. De nombreux pays et territoires voisins ont d’ores et déjà offert leur aide pour les recevoir. Il resterait encore près de 4000 réfugiés sans hébergements. La Guadeloupe pourrait réquisitionner un ou deux hôtels, actuellement à l’arrêt du fait de la fermeture de nos frontières, pour accueillir entre 250 et 300 réfugiés. C’est ce qu’a indiqué la collectivité régionale par voie de communiqué dimanche soir.

L’expertise du CORECA reconnue une fois de plus

De même, une demande d’assistance technique a été émise pour l’utilisation des hélicoptères présents sur les territoires de Guadeloupe et de Martinique. Elle a été officiellement transmise à l’ambassadeur de France basé à Sainte-Lucie. La collectivité régionale s’est également rapprochée de la société civile pour entreprendre des actions complémentaires. Des discussions sont en cours, plus particulièrement avec le CORECA pour envisager des actions à mettre en œuvre.

« La Guadeloupe se tient ainsi prête pour aider dans toute la mesure du possible la population et le gouvernement de Saint-Vincent-et-les-Grenadines ». C’est ce que conclue le conseil régional de Guadeloupe dans ce communiqué.

L’île ne s’en sortira pas seule

La Soufrière de Saint-Vincent est en éruption depuis vendredi. Le territoire est recouvert d’une épaisse couche de cendre. Plusieurs explosions et grondements violents se sont succédés. La population des zones à risques a pu être évacuée à temps. Sur place, ces éruptions massives de la Soufrière entrainent de grosses perturbations dans la distribution de l’énergie électrique. Mais globalement, la situation parait bien gérée par les autorités.

Dans le même temps, l’aide internationale s’organise. Le Bureau des Nations Unies pour la coordination de l’action humanitaire (OCHA) a estimé le nombre de personnes touchées ou évacuées à environ 20.000 et le nombre de personnes actuellement dans les refuges ne cesse d’augmenter. La Dominique pourrait commencer à recevoir les personnes évacuées dès le début de cette semaine. Les autorités de Roseau ont pris des dispositions en ce sens, dès ce week-end. La Barbade également.