Transport aérien : inquiétudes du personnel d’Air-Caraïbes

Il faut rouvrir le ciel au plus vite ! C’est l’appel de détresse lancé par le personnel d’Air-Caraïbes. La crise du covid-19 fait craindre des licenciements.

L’inquiétude grandit au sein du personnel d’Air-Caraïbes. La crise du coronavirus a plongé la compagnie dans une zone de turbulence d’une rare violence. Corsair subit les mêmes secousses. Le secteur dans son ensemble est sous tension. L’avenir, très incertain. Le personnel d’Air-Caraïbes en prend la mesure. « Nous sommes extrêmement inquiets. On est pratiquement à l’arrêt. Nous faisons 3 vols par semaine en ATR sur Saint-Martin. Aucun sur la Martinique, qui semble étrangement réservée à Air-France ». Franck René est pilote et représentant de l’intersyndicale des personnels de la compagnie. Son propos a le mérite de la franchise.

Eviter une catastrophe sociale

« On nous demande de faire des efforts car il faut sauver la compagnie. Nous sommes d’accord » ajoute-t-il. « Nous, on veut recommencer à travailler. Ce n’est pas normal que nous soyons limités sur nos avions, alors que nous avons des passagers qui veulent voyager. Un avion, pour être rentable doit être rempli à 80%. Sinon, la compagnie n’a pas intérêt à opérer » a encore déclaré Franck René. « Il faut relancer l’activité au plus vite pour garantir les emplois au sein de notre compagnie » a conclu ce représentant du personnel d’Air-Caraïbes. Un personnel qui aurait sans doute espérer de la classe politique et singulièrement des parlementaires guadeloupéens, un engagement plus marqué. On évoque des contacts avec le Secrétariat d’Etat aux transports. Vont-ils permettre de faire vraiment bouger les lignes ? Le personnel d’Air-Caraïbes veut y croire.