Vols régionaux : les parlementaires socialistes guadeloupéens montent au créneau

Les sénateurs et la députée PS de Guadeloupe exigent qu’Air-Antilles reprenne librement ses vols vers Fort-de-France. C’est la survie de la compagnie qui est en jeu.

Les parlementaires socialistes Victoire Jasmin, Victorin Lurel et Hélène Vainqueur-Christophe, volent à leur tour au secours de nos compagnies régionales. Lesquelles ne savent plus à quel saint se vouer pour se faire entendre par les autorités.  Les sénateurs et la députée PS de Guadeloupe ont donc décidé de saisir le préfet de région. Ils viennent d’adresser un courrier au représentant de l’Etat. Courrier dans lequel, ils précisent que des compagnies comme Air-Antilles redoutent la disparition de leurs entreprises. « Une situation qui serait naturellement très préjudiciable pour les nombreux salariés du transporteur ».

Laissez les compagnies aériennes travailler sur le régional !

On apprend par ailleurs que la compagnie Air Antilles n’a pu maintenir que 2% de son activité. Et qu’elle doit supporter dans le même temps, des coûts importants liés à l’immobilisation de sa flotte. De même que le paiement, même partiel, des salaires.

«Malgré la reprise encadrée des vols commerciaux, la situation préoccupante dans laquelle se trouve cette compagnie aérienne nous conduit à vous interpeller ». C’est ce qu’indiquent les parlementaires PS. En cause, l’application des mesures arrêtées par le préfet.   A savoir, la quatorzaine stricte, les raisons et les conditions de navigation à destination de la Guadeloupe.

Suppression de la quatorzaine demandée

 « Avant la crise sanitaire, Air Antilles assurait des liaisons régionales quotidiennes et régulières notamment vers la Guadeloupe et la Martinique. Un service garanti par les 300 agents de la compagnie et une flotte composée d’ATR d’une capacité de 70 passagers.  Il apparaît opportun que Air Antilles puisse reprendre l’exploitation des vols commerciaux de la desserte Pointe-à-Pitre/Fort-de-France. En respectant les consignes édictées » insistent les parlementaires PS.

Et Victoire Jasmin, Victorin Lurel et Hélène Vainqueur-Christophe de conclure en ces termes. « Aussi, pour faciliter la reprise économique et sauvegarder des emplois dans les territoires ultramarins déjà lourdement touchés par le chômage, nous vous demandons de surseoir au principe de la quatorzaine pour les vols entre la Guadeloupe et la Martinique, et particulièrement pour le motif professionnel.  A ce jour, seule la compagnie Air France assure des rotations entre la Guadeloupe et la Martinique. Nous considérons que cette offre ne peut, à elle seule, couvrir les besoins et assurer un service de qualité pour les usagers ». Fin de citation.